Vous cherchez des plombiers à Lyon, des restaurants à Bordeaux ou des agences immobilières à Nantes. Google Maps vous en affiche des dizaines. Mais noter à la main tous ces noms, adresses et numéros de téléphone dans un tableur prend facilement deux heures pour cent résultats.
Scraper Google Maps, c’est automatiser cette collecte en quelques minutes, sans manipulation manuelle. En 2026, il existe des options gratuites ou quasi-gratuites pour tous les profils, du commercial terrain qui veut un fichier Excel prêt en 10 minutes jusqu’à l’équipe data qui cherche à alimenter un CRM en continu. Aucune des solutions présentées ici ne demande de compétences en programmation, sauf si vous choisissez la voie Python volontairement.
Ce comparatif passe en revue les 5 outils les plus utilisés en France pour scraper Google Maps : avantages concrets, limites réelles, et point complet sur ce que dit le RGPD en 2026.
Pourquoi extraire des données de Google Maps ?
Google Maps recense plus de 200 millions d’établissements dans le monde, dont plusieurs millions en France : artisans du BTP, professions libérales, commerces de proximité, TPE et PME de toutes tailles, répartis sur près de 3 000 catégories d’activité. C’est la base de données B2B locale la plus exhaustive et la plus à jour qui existe, et l’accès aux données publiques est gratuit.
Scraper Google Maps, c’est transformer cette masse d’informations en fichier exploitable. Chaque fiche établissement contient : nom, adresse complète, numéro de téléphone, site web, note et nombre d’avis, horaires d’ouverture, coordonnées GPS. Selon l’outil utilisé, il est également possible de récupérer les adresses e-mail et les comptes de réseaux sociaux associés.
Concrètement, ces données servent à :
- Équipes commerciales et business development : constituer un fichier de prospection ciblé par ville, département ou secteur d’activité, sans acheter de base de données tierce
- Agences marketing : générer des listes de prospects qualifiés pour leurs clients, surveiller les avis et la réputation locale des concurrents
- Immobilier et retail : analyser la densité concurrentielle d’une zone avant une décision d’implantation
- Géomarketing : alimenter une analyse de zone de chalandise avec des données fraîches et précisément localisées
Comment scraper Google Maps gratuitement ?
Trois approches existent en 2026, selon votre niveau technique et le volume de données dont vous avez besoin :
- Extraction manuelle : copier-coller les informations depuis Google Maps, fiche par fiche. Pratique pour une dizaine de résultats, difficilement tenable au-delà de cinquante fiches.
- Outils nocode : des logiciels comme Octoparse ou des plateformes web comme Scrap.io automatisent la collecte via des modèles préconfigurés, sans aucune compétence en programmation. C’est la méthode la plus rapide pour la majorité des cas d’usage B2B.
- Scripts Python et bibliothèques open source : options entièrement gratuites, mais qui supposent des bases en développement et une maintenance régulière. Ces options sont détaillées plus loin dans cet article.
La limite technique à connaître avant de commencer : Google Maps n’affiche que 120 résultats maximum par recherche. Pour couvrir une ville entière ou un département, vous devez soit diviser vos requêtes par arrondissement ou code postal, soit utiliser un outil qui gère cette segmentation automatiquement : c’est précisément ce que font les modèles avancés d’Octoparse et le moteur de Scrap.io.
Trois méthodes gratuites existent en 2026 : Octoparse (essai 14 jours sans carte bancaire), WebScraper (extension Chrome, gratuite illimitée) et Python avec Playwright ou Scrapy (gratuit mais technique).
De Google Maps à votre fichier de prospection : le flux en 4 étapes
Avant de choisir un outil, il est utile de visualiser l’ensemble du flux : de la recherche sur Google Maps jusqu’au fichier prêt à utiliser dans votre CRM ou votre tableur. Les quatre étapes ci-dessous s’appliquent à tous les outils présentés dans ce comparatif, qu’il s’agisse d’une extraction nocode en 10 minutes ou d’un pipeline automatisé plus élaboré.

La section suivante détaille chacun des 5 outils en suivant exactement ce flux : ce qu’ils permettent de faire à chaque étape, leurs limites réelles, et pour quel profil ils sont le plus adaptés.
Les 5 meilleurs outils pour scraper Google Maps en 2026
Les cinq outils ci-dessous couvrent l’ensemble des profils : du débutant qui veut un fichier Excel en 10 minutes au développeur qui préfère tout configurer lui-même. Chaque fiche indique le profil idéal, le plan gratuit réel, et les limites concrètes à anticiper.
1. Octoparse : le scraper Google Maps nocode le plus complet en 2026
Octoparse est une application desktop (Windows et Mac) qui permet de scraper Google Maps sans écrire une seule ligne de code. Son interface visuelle en glisser-déposer détecte automatiquement les champs à extraire dès que vous collez une URL Google Maps : noms d’établissements, adresses, téléphones, notes, GPS, horaires. L’extraction tourne en arrière-plan pendant que vous faites autre chose.
C’est l’outil le plus polyvalent de ce comparatif : il couvre aussi bien la prospection B2B locale que l’analyse concurrentielle ou l’alimentation d’un CRM, sans nécessiter la moindre compétence technique.
Tutoriel pas à pas : extraire les plombiers à Lyon
- Ouvrir Octoparse et créer une nouvelle tâche. Dans le champ URL, coller le lien Google Maps correspondant à la recherche « Plombier Lyon ».

- Laisser Octoparse détecter automatiquement les éléments : noms d’entreprises, adresses, numéros de téléphone, notes. Valider les champs souhaités.
- Configurer la pagination automatique pour parcourir toutes les pages de résultats.

- Lancer l’extraction. Quand c’est terminé, exporter en Excel ou CSV.

Les 5 modèles Google Maps d’Octoparse
Selon ce que vous cherchez, choisissez le modèle adapté :
- Pour une liste rapide d’entreprises avec adresse, téléphone et note (entrée de gamme, tous niveaux) :
https://www.octoparse.fr/template/google-maps-scraper-listing-page-by-keyword
- Pour des données enrichies avec horaires d’ouverture, coordonnées GPS et informations détaillées de l’établissement (usage prospection B2B) :
https://www.octoparse.fr/template/google-maps-scraper-store-details-by-keyword
- Pour obtenir les adresses e-mail et liens réseaux sociaux des entreprises (campagnes cold outreach) :
https://www.octoparse.fr/template/google-maps-contact-scraper
- Pour contourner la limite de 120 résultats et couvrir une ville entière grâce à l’algorithme de zoom automatique :
https://www.octoparse.fr/template/google-maps-advanced-scraper
L’essai dure 14 jours, sans carte bancaire. Toutes les fonctionnalités premium sont accessibles pendant cette période, y compris les modèles Google Maps et l’exécution cloud. Au-delà, les modèles sont facturés à l’usage : entre 0,001 $ et 0,50 $ pour 1 000 résultats selon le modèle, sans abonnement mensuel obligatoire. Le plan gratuit reste disponible en permanence avec des fonctionnalités de base (10 tâches actives, 50 000 lignes exportées par mois).
Pour explorer les options tarifaires en détail : Forfaits et tarification Octoparse
Extraire noms, adresses, téléphones, notes et GPS depuis Google Maps en quelques minutes, sans code.
Modèles Google Maps préconfigurés pour la prospection B2B locale en France, prêts à l’emploi en 1 clic.
Exporter en Excel, CSV, Google Sheets ou directement vers votre CRM via Zapier ou Make.
Anti-blocage intégré : rotation automatique des proxies IP pour ne jamais être interrompu.
Planification cloud pour des extractions Google Maps récurrentes, sans laisser votre ordinateur allumé.
14 jours d’essai gratuit, sans carte bancaire. Lancer mon premier scraping Google Maps
2. Scrap.io : le spécialiste Google Maps pour la prospection en France
Scrap.io est une plateforme web sans installation, entièrement dédiée à Google Maps. Ce qui le différencie sur le marché français : la possibilité de scraper par département, région ou France entière en quelques clics, sans multiplier les requêtes manuellement. C’est la solution la plus rapide pour constituer un fichier de prospection national sur une catégorie d’activité précise.
Les exports incluent jusqu’à 44 colonnes de données enrichies : en plus des champs classiques (nom, adresse, téléphone, note), Scrap.io visite automatiquement les sites web des entreprises pour récupérer les adresses e-mail, détecter les technologies utilisées et identifier les pixels publicitaires actifs. Un filtre permet de cibler uniquement les entreprises sans site web, particulièrement utile pour les agences de création web ou les prestataires digitaux en prospection.
Ce qu’il faut anticiper : Scrap.io est volontairement limité à Google Maps. C’est ce qui lui permet d’être aussi performant sur cette source, mais si votre besoin dépasse Google Maps (scraper d’autres annuaires, des réseaux sociaux ou des sites e-commerce) un outil généraliste comme Octoparse sera plus adapté.
L’interface est entièrement en français, ce qui facilite la prise en main pour les équipes non techniques. En revanche, l’outil étant mono-source, sa roadmap et son support sont entièrement centrés sur Google Maps. C’est un avantage si c’est votre seul besoin, une contrainte si vous envisagez de scraper d’autres plateformes à terme.
Essai gratuit : 7 jours, 100 leads. Abonnement à partir de 49 €/mois.
3. Apify : scraper Google Maps dans le cloud, orienté développeurs
Apify est une plateforme cloud sur laquelle tournent des milliers d’automatisations appelées Actors. Son Google Maps Scraper est l’un des plus utilisés de son catalogue : pas d’installation, on entre un mot-clé et une ville, on lance l’extraction depuis le navigateur.
Le plan gratuit inclut 5 $ de crédits mensuels permanents, soit environ 500 à 1 000 fiches Google Maps par mois. Au-delà, la tarification est fixée à 4 $ pour 1 000 fiches selon un modèle pay-per-event, avec des options d’enrichissement supplémentaires (e-mails, réseaux sociaux).
Ce qui justifie son usage dans un contexte technique : les intégrations natives avec Zapier et Make permettent d’envoyer les données directement dans un CRM sans aucune étape manuelle.
Ce qu’il faut anticiper : l’interface est entièrement en anglais, la prise en main est sensiblement plus technique qu’Octoparse, et les volumes importants font rapidement grimper la facture au-delà du crédit gratuit mensuel. Apify est taillé pour des workflows data complexes avec enrichissement et intégrations multiples. Apify est taillé pour des workflows data complexes avec enrichissement et intégrations multiples. Octoparse couvre un spectre plus large : du commercial qui veut un fichier Excel prêt en 10 minutes jusqu’à l’équipe technique qui préfère configurer ses propres crawlers, avec un support disponible en français.
4. WebScraper : l’extension Chrome gratuite pour débuter sur Google Maps
WebScraper est une extension Chrome : aucun logiciel à installer, vous scrapez directement depuis votre navigateur avec une interface visuelle sans code. C’est l’option la plus accessible pour tester le scraping Google Maps sans s’engager dans un essai payant, et sans date d’expiration.
Sans abonnement, WebScraper convient pour des extractions ponctuelles de quelques centaines de résultats. Sur des volumes plus importants ou des pages avec chargement JavaScript complexe (ce qui est précisément le cas de Google Maps) les outils cloud comme Apify ou une application dédiée comme Octoparse seront plus fiables et plus rapides.
À noter également : Instant Data Scraper, autre extension Chrome bien connue en France, détecte automatiquement les tableaux de données sur n’importe quelle page et les exporte en un clic, sans configuration préalable. Très efficace sur des pages de résultats bien structurées, mais plus limité que WebScraper sur les sites avec navigation complexe.
5. ParseHub : pour scraper les pages dynamiques complexes au-delà de Google Maps
ParseHub s’adresse à un profil particulier : celui qui a besoin de scraper plusieurs sources différentes avec des structures de pages complexes, et pas uniquement Google Maps. Son interface graphique permet de définir des règles de collecte sur mesure, ce qui le rend utile quand les autres outils peinent sur une architecture de page inhabituelle ou des sites avec authentification.
Pour scraper Google Maps spécifiquement, ParseHub est moins efficace qu’Octoparse ou Scrap.io : pas de modèles préconfigurés, configuration manuelle plus longue, et performances inférieures sur les pages dynamiques de Maps. Le plan gratuit permet d’évaluer l’outil sur de petits volumes avant de s’engager.
En résumé : si votre besoin est centré sur Google Maps, les quatre outils précédents sont plus adaptés. ParseHub vaut la peine d’être considéré uniquement si vous avez en parallèle des besoins de scraping sur des sources très variées et difficiles à parser.
Tableau comparatif des 5 outils
Le tableau ci-dessous récapitule les critères essentiels pour choisir rapidement selon votre profil et votre budget.
| Outil | Profil idéal | Plan gratuit | Volume gratuit | Niveau requis | Google Maps spécifique | Support FR |
| Octoparse | Commerciaux, PME, équipes data | 14 jours sans CB | Accès complet premium | Débutant | ✅ Modèles préconfigurés, zoom automatique | ✅ |
| Scrap.io | Équipes commerciales FR, prospection nationale | 7 jours, 100 leads | 100 leads | Débutant | ✅ Scraping par département, 44 colonnes | ✅ |
| Apify | Développeurs, workflows automatisés | 5 $/mois permanent | 500–1 000 fiches/mois | Intermédiaire | ✅ Google Maps Scraper dédié | ❌ |
| WebScraper | Petits volumes ponctuels, test | Gratuit illimité | Quelques centaines | Débutant | ⚠️ Limité sur pages dynamiques | ❌ |
| ParseHub | Pages complexes multi-sources | Quotas limités | 200 pages/projet | Débutant–Intermédiaire | ⚠️ Pas de modèles Maps dédiés | ❌ |

Si vous hésitez entre Octoparse et Scrap.io, tester Octoparse sur vos propres recherches Google Maps pendant 14 jours, sans carte bancaire, reste la façon la plus directe de trancher. Les modèles préconfigurés permettent de comparer les résultats obtenus sur votre cas d’usage réel avant de prendre une décision.
Deux alternatives à connaître : Outscraper (pay-as-you-go, 500 extractions gratuites par mois, interface en anglais) et PhantomBuster, outil français très utilisé dans les équipes sales françaises pour l’enrichissement de leads LinkedIn et Google Maps, à partir de 56 €/mois. Ces deux solutions supposent une prise en main technique et s’intègrent dans des pipelines de données existants.
Aller plus loin : extraire les e-mails depuis Google Maps
Google Maps affiche le nom, l’adresse et le téléphone de la plupart des établissements. En revanche, les adresses e-mail professionnelles n’apparaissent quasiment jamais dans les fiches — elles se trouvent sur le site web de l’entreprise. Pour constituer un fichier de prospection avec e-mails, il faut donc combiner deux étapes distinctes.
Étape 1 — Extraire les fiches Google Maps avec l’URL du site web
Avec le modèle Google Maps Contact Scraper d’Octoparse, chaque fiche extraite inclut automatiquement l’URL du site web de l’établissement, quand elle est renseignée. C’est ce champ qui sert de point d’entrée pour l’étape suivante.
https://www.octoparse.fr/template/google-maps-contact-scraper
Étape 2 — Visiter chaque site web pour en extraire l’e-mail de contact
Une fois la liste d’URLs obtenue, un second passage avec Octoparse (ou un outil dédié comme Hunter.io ou Dropcontact) visite automatiquement chaque site et récupère les adresses e-mail présentes en clair sur la page de contact ou en pied de page. Le résultat : un fichier enrichi avec nom, adresse, téléphone et e-mail, prêt à importer dans votre CRM ou séquence d’emailing.
Pour les règles RGPD applicables à la collecte d’e-mails, voir la section dédiée plus bas.
Pour les développeurs : Python et projets open source
Si vous maîtrisez Python, deux bibliothèques sont incontournables pour construire un scraper Google Maps sur mesure.
Playwright est la bibliothèque la plus fiable en 2026 pour naviguer sur les pages dynamiques de Google Maps. Beautiful Soup parse uniquement du HTML statique et ne peut pas exécuter le JavaScript qui charge les résultats Maps. Playwright contourne ce problème en pilotant un vrai navigateur en arrière-plan, accédant au contenu tel qu’il est rendu à l’écran. En pratique, la combinaison la plus efficace est : Playwright pour piloter le navigateur et extraire le contenu rendu, puis Beautiful Soup ou une simple boucle Python pour parser les données récupérées. Voici un exemple minimal pour récupérer les noms d’établissements sur la première page de résultats :
Ce script récupère les noms d’établissements sur la première page de résultats. Pour paginer, contourner les limites des 120 résultats et extraire les données de contact, une configuration plus complète est nécessaire. Le projet open source référencé ci-dessus en donne un bon point de départ.
Scrapy reste pertinent pour des projets de scraping à grande échelle sur d’autres sources, mais son architecture asynchrone est moins adaptée aux pages JavaScript lourdes comme Google Maps sans configuration supplémentaire.
Des projets open source sont disponibles sur GitHub, comme ce scraper Google Maps en Python. Ces solutions évitent d’écrire tout le code soi-même, mais supposent des bases solides en développement et une maintenance régulière de votre côté : Google modifie fréquemment la structure de ses pages, ce qui peut casser un scraper non maintenu du jour au lendemain.
En pratique : si vous cherchez à économiser du temps de développement et de maintenance, les modèles Octoparse ou l’API Apify offrent un rapport effort/résultat souvent plus favorable que le code Python maison, sauf cas d’usage très spécifique ou contrainte de coût serrée sur de gros volumes.
L’API Google Places : l’option officielle, mais pas vraiment gratuite
La plateforme Google Maps propose l’API Places, qui permet de collecter des données directement via des requêtes HTTP structurées. En 2024, Google a lancé une version modernisée, la Places API (New), avec une facturation plus granulaire par type de données demandé.
Les données de base (adresse, nom, URL, photos) sont gratuites. Les données utiles pour la prospection sont, elles, systématiquement facturées :
| Catégorie | Exemples de champs | Tarif < 10 000 req. | Tarif > 10 000 req. |
| Basic | Adresse, nom, URL, photos | Gratuit | Gratuit |
| Contact | Horaires, téléphone, site web | 0,003 $/req. | 0,0024 $/req. |
| Atmosphère | Notes, avis, niveau de prix | 0,005 $/req. | 0,004 $/req. |
Grille tarifaire complète : tarifs de l’API Google Maps
Ce que ça représente concrètement : pour 10 000 fiches avec téléphone et horaires, le coût API atteint environ 30 $ (soit 27-28 € selon le cours actuel). Pour 100 000 fiches, environ 300 $ (270-280 €). À ce volume, le scraping via Octoparse ou Apify revient 5 à 10 fois moins cher, avec des données comparables.
L’API Google Places reste la seule option viable si votre application nécessite des données en temps réel pour alimenter une interface utilisateur (autocomplétion d’adresses, affichage de carte dynamique). Pour constituer une base de données, alimenter un CRM ou faire de la prospection commerciale, le rapport données/coût du scraping est nettement plus favorable. Pour une comparaison complète des deux approches, avec les calculs de coût réels et les cas d’usage concrets, tous les détails sont dans cette analyse : API Google Places vs scraping Google Maps : quel choix en 2026?
Scraper Google Maps en France : ce que dit le RGPD
C’est souvent la première question avant de commencer. La réponse courte : oui, scraper Google Maps est légal pour les données publiques d’entreprises en France. Mais « légal » ne veut pas dire « sans règles » : ce qui compte, c’est la finalité de votre collecte et la façon dont vous utilisez ces données ensuite.
La position de la CNIL, publiée en juin 2025
Le 19 juin 2025, la CNIL a publié deux fiches pratiques confirmant que le web scraping peut reposer sur la base légale de l’intérêt légitime (article 6.1.f du RGPD), à condition de respecter plusieurs règles. Ces recommandations font suite à l’avis du Comité européen de la protection des données de décembre 2024.
Pour scraper les données d’entreprises sur Google Maps dans les règles :
- Minimisation des données : ne collecter que les informations strictement nécessaires à votre finalité. Si vous faites de la prospection B2B, les coordonnées de contact suffisent. Inutile de collecter les horaires si vous n’en avez pas besoin.
- Conditions d’utilisation : les CGU de Google encadrent l’usage commercial des données extraites. Consultez-les avant tout usage à grande échelle.
- Transparence : si vous utilisez ces données pour de la prospection commerciale, vous devez informer vos contacts de l’origine de leurs coordonnées, conformément à l’article 14 du RGPD.
- Respect des signaux d’opposition techniques : le fichier robots.txt de Google Maps indique les sections que vous ne devez pas crawler.
- Finalité légitime : la prospection B2B sur des données publiques d’entreprises est considérée comme légitime par la CNIL, à condition que les personnes contactées aient un lien raisonnable avec votre offre.
Sources : Fiche CNIL sur le web scraping et l’intérêt légitime et recommandations CNIL sur l’IA et l’intérêt légitime
Pour les cas limites, les zones grises et les bonnes pratiques à mettre en place avant de lancer une campagne de prospection, tous les points sont couverts dans cette analyse juridique complète : Extraire des données Google Maps en France : est-ce légal ? (RGPD 2026)
Pour scraper les avis Google Maps de vos concurrents et benchmarker votre réputation locale, un modèle dédié est disponible ici :
https://www.octoparse.fr/template/google-maps-review-scraper-cloud
Que faire de vos données Google Maps ensuite ?
Une fois votre extraction terminée, les données brutes ne sont qu’un point de départ. Selon votre objectif, les étapes suivantes varient.
Si vous cherchez à exporter proprement vers Excel ou à intégrer les données dans HubSpot, Pipedrive ou un autre CRM, ce tutoriel couvre l’export Excel, l’import dans HubSpot ou Pipedrive, et la structuration des colonnes : comment exporter vos résultats Google Maps vers Excel.
En France, les équipes commerciales utilisent majoritairement HubSpot, Pipedrive, Salesforce ou Sellsy comme CRM. Octoparse s’intègre directement avec ces outils via Zapier ou Make, sans développement spécifique. Pour Brevo (ex-Sendinblue), l’import CSV d’une liste extraite de Google Maps prend moins de cinq minutes.
Pour les équipes qui travaillent sur des analyses géographiques (zone de chalandise, densité concurrentielle, implantation commerciale) et qui ont besoin de géocoder une liste d’adresses en masse sans passer par l’API Places, la méthode complète est ici : comment extraire des coordonnées GPS en masse depuis Google Maps.
Si votre objectif de départ est la prospection B2B locale (constituer un fichier qualifié par ville et par secteur, enrichir les contacts et les intégrer dans un workflow de cold outreach), ce guide couvre le processus complet, du premier scraping à la qualification du fichier avant envoi : constituer un fichier de prospection B2B avec Google Maps.
Pour aller plus loin, le workflow complet Octoparse + Zapier + CRM est documenté étape par étape dans ce guide pratique : automatiser sa prospection B2B avec Google Maps en 2026.
En résumé : quel outil choisir ?
Scraper Google Maps n’est plus l’affaire des seuls développeurs. En 2026, les outils nocode ont atteint un niveau de maturité qui permet à n’importe quel commercial ou chargé de marketing d’extraire des centaines de contacts locaux en quelques minutes, sans écrire une ligne de code.
Pour débuter sans engagement : Octoparse (14 jours, fonctionnalités complètes, sans carte bancaire) est le point de départ le plus polyvalent. Il couvre aussi bien la prospection ponctuelle que les extractions récurrentes cloud. WebScraper (extension Chrome, gratuite sans limite de durée) convient si vous voulez tester sans aucune installation.
Pour des volumes élevés sur la France entière : Scrap.io s’impose avec son scraping par département et ses 44 colonnes enrichies. Gardez en tête que son périmètre est limité à Google Maps : si vos besoins s’étendent à d’autres sources, Octoparse restera plus adapté à long terme.
Pour intégrer l’extraction dans un workflow automatisé : Apify offre les meilleures options d’enrichissement et de connexion CRM native. À noter : l’interface est entièrement en anglais et la prise en main demande plus de temps qu’Octoparse.
Pour des pages complexes multi-sources : ParseHub, uniquement si votre besoin dépasse Google Maps.
Quelle que soit la solution retenue, gardez en tête les règles rappelées par la CNIL en juin 2025 : minimisez la collecte, respectez les CGU de Google, et assurez-vous que votre finalité est légitime avant de lancer une campagne de prospection.
14 jours pour tester Octoparse sur vos propres recherches Google Maps, sans carte bancaire, sans engagement. Les modèles préconfigurés permettent de lancer une première extraction en moins de 10 minutes.
Une question sur le modèle le mieux adapté à votre cas ? L’équipe répond en français : support@octoparse.com
FAQ
- Comment scraper Google Maps pas à pas ?
La méthode la plus rapide sans code : ouvrez Octoparse, créez une nouvelle tâche, collez l’URL d’une recherche Google Maps (par exemple “électriciens Toulouse”), laissez l’auto-détection identifier les champs, configurez la pagination, lancez. En moins de 10 minutes, vous avez un fichier Excel avec les noms, adresses, téléphones et notes de tous les établissements affichés sur cette recherche. Pour un scraping en Python, Playwright est la bibliothèque la plus fiable en 2026 pour naviguer sur les pages dynamiques de Google Maps.
- Scraper Google Maps est-il gratuit ?
Oui, plusieurs options gratuites existent. Trois méthodes sans frais en 2026 : Octoparse (essai 14 jours complet, sans carte bancaire), WebScraper (extension Chrome, gratuite sans limite de durée) et Python avec Playwright ou Scrapy (gratuit mais nécessite des compétences techniques). Apify propose également 5 $ de crédits mensuels permanents, soit 500 à 1 000 fiches Google Maps par mois sans payer.
- Quelle est la limite de résultats sur Google Maps ?
Google Maps affiche un maximum de 120 résultats par recherche. Pour dépasser cette limite et couvrir une ville entière ou un département, vous devez soit diviser vos requêtes par arrondissement ou code postal, soit utiliser un outil qui gère cette segmentation automatiquement. Le modèle Google Maps Advanced Scraper d’Octoparse intègre un algorithme de zoom automatique qui contourne cette limite sans configuration manuelle.
- Est-ce légal de scraper Google Maps en France ?
Oui, pour les données publiques d’entreprises. La CNIL a confirmé en juin 2025 que le web scraping peut reposer sur la base légale de l’intérêt légitime (article 6.1.f du RGPD) pour la prospection B2B, à condition de respecter le principe de minimisation des données, les CGU de Google, et d’informer les personnes contactées de l’origine de leurs coordonnées (article 14 du RGPD). Le scraping de données personnelles de particuliers est soumis à des règles plus strictes.
- Quelles données peut-on extraire de Google Maps ?
Les champs disponibles varient selon l’outil utilisé. Les données de base accessibles sur toutes les fiches : nom de l’établissement, adresse complète, numéro de téléphone, site web, note et nombre d’avis, horaires d’ouverture, coordonnées GPS (latitude/longitude), catégorie d’activité. Avec un outil d’enrichissement comme Scrap.io ou les modèles avancés d’Octoparse, il est possible de récupérer en plus les adresses e-mail et les comptes de réseaux sociaux en visitant automatiquement les sites web des entreprises.
- Quelle est la différence entre scraper Google Maps et utiliser l’API Google Places ?
L’API Google Places fournit des données structurées directement par Google via des requêtes HTTP. Les données de base sont gratuites, mais les données utiles pour la prospection (téléphone, horaires, notes) sont
facturées entre 0,003 $ et 0,005 $ par requête. Pour 10 000 fiches avec téléphone et horaires, le coût atteint environ 30 $. Le scraping via Octoparse ou Apify revient 5 à 10 fois moins cher pour les mêmes données. L’API reste la seule option viable pour des applications nécessitant des données en temps réel (autocomplétion, carte dynamique). Pour la prospection et la constitution de bases de données, le scraping est plus économique.
- Comment exporter les données Google Maps vers Excel ?
Avec Octoparse, l’export vers Excel ou CSV se fait en un clic à la fin de l’extraction. Vous pouvez également exporter directement vers Google Sheets ou connecter Octoparse à votre CRM via Zapier ou Make pour automatiser le transfert sans étape manuelle. Le tutoriel complet pour structurer et nettoyer votre fichier avant import CRM est disponible ici : comment exporter vos résultats Google Maps vers Excel



